
Ce livre est un chef-d’œuvre. C’est certainement le plus pratique jamais écrit sur la façon de créer de bonnes habitudes et d’en abandonner les mauvaises.
Vous voulez changer ? Commencez par changer vos habitudes. Vous trouverez dans ce résumé, l’essentiel à retenir pour passer à l’action, sans excuses.
À lire absolument !
Une habitude est une activité routinière ou un comportement exécuté régulièrement. La plupart du temps, de façon automatique.
Le cumul des gains marginaux : rechercher une infime marge d’amélioration dans tout ce que l’on fait. Ces changements semblent dérisoires au départ, mais aboutiront à des résultats remarquables si vous êtes prêt à les appliquer durablement.
Il est facile de surestimer l’importance d’un moment décisif et de sous-estimer l’impact des petites améliorations quotidiennes.
Les conséquences de vos mauvais choix ne sont pas immédiatement visibles. Méfiez-vous de leur impact à long terme.
Si vous mangez un repas malsain aujourd’hui, la balance ne bouge pas beaucoup. Mais répéter ce comportement chaque jour risque de créer un problème et avoir un impact négatif dans votre vie. C’est l’accumulation de nombreux faux pas qui est problématique.
Améliorez-vous de 1% chaque jour, vous serez 37 fois meilleurs au bout d’un an.
Votre situation actuelle est la conséquence de vos comportements antérieurs.
Votre poids actuel est la conséquence de vos habitudes alimentaires.
Votre niveau de connaissances est la conséquence de vos habitudes d’apprentissage.
On obtient ce que l’on répète.
Les bonnes habitudes sont votre allié sûr et les mauvaises habitudes, votre ennemi évident.
Tout changement demande du temps. Au début, on a l’impression de stagner, car on ne voit aucun résultat apparent. On commence à douter : « Je vais à la salle de sport tous les jours, mais je ne vois pas d’évolution sur mon corps. » Vous devez vous engager à appliquer les nouvelles habitudes suffisamment longtemps pour franchir cette étape. C’est le chemin de la réussite.
Les gens penseront que vous avez réussi du jour au lendemain. Mais au fond de vous, vous savez ce qui vous vaut cette réussite : les 1% d’améliorations accumulées au fil du temps.
Une mentalité axée sur les systèmes est préférable à une mentalité axée sur les objectifs.
Les objectifs sont les résultats que vous souhaitez atteindre. Les systèmes sont les processus qui mènent à ces résultats. En tant qu’entraîneur, votre objectif est de remporter le championnat. Votre système, c’est la façon dont vous vous y prenez.
Les objectifs sont utiles pour définir un cap, mais les systèmes sont meilleurs pour réussir et progresser.
Tous les athlètes olympiques veulent gagner la médaille d’or. Ceux qui gagnent à la fin sont ceux qui ont le meilleur système.
Se focaliser sur un objectif, c’est comme s’attaquer aux symptômes en ignorant les causes. Lorsque toute votre énergie est concentrée sur un objectif particulier, que reste-t-il pour vous faire avancer une fois celui-ci atteint ?
Construire un système, c’est s’engager dans un processus d’amélioration continue.
Vous ne vous élevez pas à la hauteur de vos objectifs. Vous tombez au niveau de vos systèmes.
Si vous avez du mal à réussir un objectif, ce n’est pas votre faute, mais celle de votre système. Revoyez-le.
Lorsqu’on tombe amoureux d’un système, on perd la capacité d’évoluer.
Tout changement de comportement nécessite des efforts viables et surtout durables.
Il y a trois niveaux de changement de comportement :
1. Un changement qui agit sur les résultats : lire un livre.
2. Un changement qui agit sur le processus (le système) : lire 30 minutes chaque matin.
3. Un changement qui consiste à changer d’identité. Un changement en profondeur : être un lecteur dans l’âme.
Changer d’identité, c’est changer les croyances sous-jacentes qui ont conduit à votre comportement passé.
Qui voulez-vous devenir ?
Que fait le genre de personne que vous voulez devenir ?
Que fait le genre de personne capable de perdre quinze kilos ?
Que fait le genre de personne capable de lire un livre par semaine ?
Faites ce qu’ils font. Vous obtiendrez ce qu’ils ont.
Rappelez-vous : on obtient ce que l’on répète.
Pour changer qui vous êtes, vous devez changer ce que vous faites. Si vous continuez d’appliquer les mêmes recettes, n’espérez pas un goût différent.
Si rien ne change, rien ne changera.
Comment créer une bonne habitude :
1. Signal (déclencheur) : le rendre évident.
2. L’envie : le rendre attrayant.
3. Réponse : la rendre facile.
4. Récompense : la rendre satisfaisante.
Comment abandonner une mauvaise habitude :
1. Signal (déclencheur) : le rendre invisible.
2 L’envie : le rendre peu attrayant.
3. Réponse : la rendre difficile.
4. Récompense : la rendre insatisfaisante.
Si un comportement ne satisfait pas à l’une de ses quatre étapes, il ne deviendra pas une habitude.
Éliminez le déclencheur et votre habitude ne commencera jamais.
Réduisez l’envie et vous n’éprouverez pas la motivation nécessaire pour agir.
Rendez le comportement difficile et vous ne pourrez pas le réaliser.
Et si la récompense ne satisfait pas votre désir, vous n’aurez aucune raison de le reproduire.
Sans les trois premières étapes, un comportement ne se produira pas. Sans la quatrième, il ne se répétera pas.
Le désir est le moteur de l’action.
Ce n’est pas l’habitude elle-même qui vous motive, mais le changement d’état qu’elle procure.
Ce n’est pas le brossage des dents qui vous motive, mais la sensation d’avoir les dents propres.
Les signaux qui déclenchent nos habitudes deviennent si familiers qu’ils passent essentiellement inaperçus. La télécommande sur le canapé déclenche l’habitude d’allumer la télé. Le téléphone dans votre poche déclenche l’envie de scroller sur les réseaux sociaux.
La boucle de l’habitude : le signal provoque une envie, qui motive une réponse, qui entraîne la récompense, qui satisfait l’envie. Le processus reprend.
Exemple : consulter son téléphone dès qu’on s’ennuie.
1. Le signal : Un moment d’ennui ou d’attente (dans les transports, en file d’attente, seul à table…).
2. L’envie : Occuper l’esprit, se divertir, éviter l’inconfort de ne rien faire.
3. La réponse : Tu sors ton téléphone et tu ouvres une application (réseaux sociaux, actualités, jeu…).
4. La récompense : Une dose de distraction, de nouveauté ou de plaisir (notifications, likes, vidéos drôles…). L’envie est satisfaite et l’ennui disparaît temporairement.
Ce comportement devient automatique, car ton cerveau a appris que « ennui = téléphone = récompense rapide ».
Commencez le processus de changement de comportement avec conscience.
Faites une liste de vos habitudes quotidiennes.
Examinez la liste. Pour chacune, demandez-vous : S’agit-il d’une bonne habitude ? d’une mauvaise habitude ? d’une habitude neutre ?
Il n’y a pas vraiment de bonnes ou de mauvaises habitudes. Il n’y a que des habitudes efficaces. C’est-à-dire efficaces pour résoudre vos problèmes et servir vos objectifs à long terme.
Toutes vos habitudes vous servent d’une manière ou d’une autre, même les mauvaises. Fumer n’est pas un comportement sain à long terme, mais peut réduire le stress du fumeur sur le moment.
Classez vos habitudes en fonction de leurs bénéfices à long terme. Les bonnes habitudes auront des effets positifs nets, tandis que les mauvaises habitudes auront des effets négatifs nets.
Pour classer une habitude, demandez-vous : ce comportement m’aide-t-il à devenir la personne que je veux être ?
Dire à haute voix vos mauvaises habitudes permet de mieux visualiser leurs conséquences.
Créez une intention de mise en œuvre quand vous vous fixez des objectifs. La formule : « Je vais faire [TEL COMPORTEMENT] à [TEL MOMENT], dans [TEL LIEU] ». Chaque jour, après le boulot, j’irai [M’ENTRAINER] à [18 h 30] au [FITNESS PARK].
Les personnes qui ont un plan spécifique de quand et où elles mettront en œuvre une nouvelle habitude sont plus susceptibles de l’instaurer. Le moment et le lieu sont les deux déclencheurs les plus fréquents d’un comportement.
Le manque d’intentionnalité est un terrain propice à la procrastination.
Beaucoup de gens tentent d’adopter de bonnes habitudes, mais ont du mal à démarrer. Ils pensent qu’ils manquent de motivation. En réalité, ils manquent de clarté.
Ils disent : « je vais me mettre au sport », » je vais commencer à manger sainement », « je vais lire des livres ».
Cependant, ils ne précisent jamais quand et où ils vont le faire. Et lorsque arrive le moment d’agir, ils traînent les pieds et finissent par procrastiner.
S’ils avaient un plan précis de quand et où, inutile de prendre une décision, ils suivraient simplement le plan.
Les comportements humains sont rarement isolés.
La superposition des habitudes est une technique qui consiste à créer une nouvelle habitude, en la reliant à quelque chose que l’on fait déjà et que l’on ferait de toute façon.
Le comportement existant déclenche le comportement souhaitable.
Identifiez une habitude que vous pratiquez déjà chaque jour, puis superposez-y la nouvelle habitude que vous voulez adopter. Appliquez la formule : « Après [HABITUDE ACTUELLE], je vais [NOUVELLE HABITUDE] »
Relations : Quand je rentre à la maison, je pose mon téléphone et je demande à mes proches comment s’est passée leur journée.
Productivité : Quand j’allume mon ordinateur le matin, j’écris mes trois priorités du jour.
Bien-être : Quand je me lève de la chaise de mon bureau pour aller déjeuner, je fais 10 pompes.
Santé : Quand je finis de déjeuner, je marche cinq minutes.
Le regroupement des tentations est une technique qui consiste à rendre attrayante n’importe quelle habitude, en la liant à une action que vous aimez faire. La formule devient : « Après/Pendant [HABITUDE ACTUELLE], je vais [HABITUDE QUE JE DOIS FAIRE] »
Faites du vélo d’appartement pendant que vous dévorez votre série préférée sur Netflix.
Notre comportement est tributaire de notre environnement.
Quand on entre dans une mosquée ou dans une église, on a tendance à parler à voix basse.
Quand on traverse une rue sombre, on est méfiant et prudent.
On choisit souvent un produit non pas pour ce qu’il est mais pour son emplacement.
Dans les supermarchés, les produits les moins chers sont plus difficiles d’accès. Les têtes de gondole sont placées à hauteur des yeux, là où la circulation piétonne est plus dense.
45% des ventes de Coca-Cola proviennent spécifiquement des étals en bout de rayon.
Si le signal qui déclenche l’habitude est caché, il est facile de l’ignorer. Il est facile de ne pas lire un livre lorsqu’il est rangé au fond d’un placard.
Si vous voulez faire d’une habitude un élément important de votre vie, faites en sorte que son signal soit une partie importante de votre environnement. Si vous voulez bannir une habitude de votre vie, faites en sorte que le signal qui le provoque soit banni de votre environnement.
Évitez de mélanger le contexte d’une habitude utile et celui d’une habitude nocive. Les habitudes toxiques l’emportent généralement. Ils sont plus faciles : il est plus facile d’attraper son téléphone que d’ouvrir un livre.
Consulter votre téléphone ou même lire dans le lit peut donner un signal négatif à votre cerveau. Le sommeil vient plus facilement lorsque c’est la seule chose qui se passe dans votre lit.
Il est plus facile de créer une nouvelle habitude dans un nouvel environnement.
Il est difficile de créer une nouvelle habitude dans un contexte où les signaux déclenchent des comportements contradictoires au comportement souhaité. Lire dans votre canapé sera contraignant si votre canapé est associé à la détente. Ne sous-estimez pas l’impact de ces signaux. Ils peuvent totalement saboter vos plans.
Associez chaque contexte à une habitude. Les habitudes prospèrent mieux dans des environnements prévisibles. Créez un espace séparé pour le travail, la lecture, les activités avec les enfants, la détente : un espace, une utilisation.
90% des consommateurs d’héroïne américains sont redevenus dépendants après une cure de désintoxication, de retour dans leur ancien quartier – avec tous les signaux qui les ont poussés à devenir dépendants.
3% seulement des soldats américains rentrés de la guerre du Vietnam ont continué à consommer de l’héroïne, un an après leur retour. Les signaux qui déclenchaient la consommation d’héroïne avaient disparu : Supprimez un seul signal et l’habitude disparaît souvent.
Créez un environnement discipliné plutôt que de chercher à être plus discipliné.
La discipline (maîtrise de soi) est une ressource limitée. Les gens qui ont du succès structurent leur environnement de manière à éviter de compter sur la discipline. Ils ont compris le pouvoir d’un environnement discipliné.
L’être humain a tendance à craquer pour des versions exagérées de la réalité.
Les « j’aime » sur les réseaux sociaux sont une version exagérée de l’approbation sociale.
La malbouffe est une version exagérée du plaisir alimentaire.
Ce n’est pas toujours de votre faute si vous consommez avec frénésie. L’industrie agroalimentaire ne cesse de vous y pousser. Des services entiers se consacrent à l’optimisation de la sensation d’un produit dans la bouche : Orosensation.
Tout comportement indésirable est associé à des niveaux élevés de dopamine.
La dopamine explique le processus neurologique à l’origine du désir, le moteur du comportement. Elle est libérée non seulement lorsque vous éprouvez du plaisir, mais également lorsque vous l’anticipez.
C’est l’anticipation d’une expérience enrichissante, et non son accomplissement, qui nous pousse à agir.
Pour les enfants, la veille de Noël peut être plus excitante que le matin de l’ouverture des cadeaux. Pour les adultes, rêver des vacances à venir peut être plus agréable que d’être en vacances.
Nous ne choisissons pas nos premières habitudes, nous les imitons. Nous imitons les habitudes de trois groupes en particulier : les proches, la masse et les gens que l’on admire.
Entourez-vous de gens qui ont les habitudes que vous souhaitez développer.
Si vous voulez devenir un lecteur assidu, adhérez à un book club.
Si vous voulez perdre du poids, mettez-vous en couple avec quelqu’un qui est dans la même optique « …et qui ne cache pas des barres chocolatées sous l’oreiller. »
Il est plus attrayant d’adopter le comportement de la tribu que de ramer à contre-courant. On préfère généralement avoir tort avec la foule que d’avoir raison seul. Lorsqu’un chimpanzé découvre un moyen efficace de casser des noix au sein d’un groupe de chimpanzé, puis passe à un autre groupe utilisant une stratégie moins efficace, il évite d’utiliser sa méthode, plus astucieuse, afin de se fondre dans la masse.
Nous sommes à l’affût des habitudes des personnes que nous admirons. Nous trouvons attrayant leurs comportements qui nous inspirent adhésion, respect et éloge. Nous évitons les comportements susceptibles de nuire à notre statut.
Le désir est le sentiment de manque qui déclenche toute action, petite ou grande. Il se manifeste lorsqu’il y a un gap entre votre situation actuelle et celle que vous souhaitez atteindre.
Ce que vous désirez vraiment, c’est de changer d’état. Votre téléphone émet un bip. Vous êtes curieux de savoir ce qui se passe. Un message ? Une information ? Un état de manque est créé. Ce gap grandit jusqu’à ce que vous preniez votre téléphone pour le combler.
Ce sont les émotions qui alimentent notre capacité à prendre des décisions. Lorsque ces émotions et ces sentiments sont altérés, nous perdons cette capacité.
Pour rendre attrayant vos habitudes, mettez en avant les avantages plutôt que les inconvénients.
Si faire du sport est une activité difficile pour vous, c’est parce que vous l’associez à une expérience difficile. Ne dites plus : « Je dois aller courir. » Dites : « C’est le moment d’aller courir pour développer mon endurance et améliorer ma condition physique.»
On a demandé à un homme qui roulait dans un fauteuil roulant si c’était difficile d’être bloqué dans son fauteuil. Il répondit : « Mon fauteuil ne me bloque pas, au contraire, il me libère. S’il n’était pas là, je devais rester couché dans mon lit et je ne quitterai jamais ma maison. »
Êtes-vous en mouvement ou en action ? La différence semble ténue, mais vaut son pesant d’or.
On est en mouvement quand on planifie.
On est en action quand on exécute le plan.
Si je prépare une liste de 30 livres à lire, je suis en mouvement. Si je prends un livre, je m’assois et je commence à le lire, je suis en action.
Être en mouvement vous donne l’illusion de progresser, sans courir le risque d’échouer.
Pour maîtriser une habitude, commencez par la répétition et non par la perfection.
Formation d’une habitude : ce qui compte, c’est la fréquence avec laquelle vous répétez le comportement et non depuis quand vous le répétez.
Plus vous répétez une tâche, plus la structure de votre cerveau se modifie pour devenir de plus en plus efficace dans l’exécution de cette tâche. On parle de potentialisation à long terme.
Le cerveau humain choisit naturellement l’option qui nécessite le moins d’effort.
Facilitez au maximum la mise en place de nouvelles habitudes.
Un peu chaque jour. Mais tous les jours.
Au lieu de faire 50 pompes le premier jour, faites 5 pompes.
Au lieu de lire 30 pages le premier jour, lisez 5 pages, ou une page. Pourquoi pas une seule ligne ?
Au début, votre but est d’installer la routine, la régularité, et non de battre des records.
Éliminez chaque point de friction pour obtenir plus avec moins d’efforts.
Quand vous préparez un espace pour son usage prévu, vous rendez facile la prochaine action. Quand vous faites votre lit dès votre réveil, vous rendez facile votre rituel de sommeil. Le soir, la seule chose qu’il vous reste à faire est de vous coucher.
Soyez un paresseux proactif. Si vous avez la paresse de nettoyer vos toilettes, faites-le pendant que vous prenez votre douche.
Ajoutez suffisamment de contraintes pour rendre difficile l’accès aux signaux déclencheurs de vos mauvaises habitudes.
La meilleure façon de briser une mauvaise habitude est de la rendre inapplicable. Les caisses automatiques ont éliminé le vol …
Annoncez publiquement vos intentions augmente vos chances de les réaliser. Le regard des autres vous motive à respecter vos engagements. Vous ne voulez surtout pas perdre la face.
Trouvez un garant et concluez un contrat d’habitude avec lui/elle : « Si je ne pars pas à la salle de sport, je te fais un virement de 5 euros ». Vous serez alors plus enclin à vous y tenir. Vous ne voulez surtout pas enrichir votre pote à chaque excuse bidon.
La différence entre une bonne et une mauvaise journée réside bien souvent dans les choix que nous faisons à des moments charnières de notre journée.
Quand on commande une pizza plutôt que de préparer un repas sain.
Quand on allume la console ou la télé plutôt que de travailler sur un projet qui nous tient à cœur.
Quand, de retour du travail, on se cale dans notre canapé plutôt que d’enfiler ses tenues de sport.
Commencer une nouvelle habitude devrait prendre moins de deux minutes.
Lire tous les soirs devient : lire une page (moins de deux minutes).
Aller à la salle de gym devient : enfiler ses habits et ses chaussures (moins de deux minutes).
Utilisez les avantages de la technologie pour automatiser certains bons comportements. Programmez un virement automatique pour votre épargne mensuelle. Utilisez les bloqueurs de réseaux sociaux. Utilisez un agrégateur de flux RSS.
On accorde plus d’importance au présent qu’au futur, car la gratification immédiate l’emporte souvent sur celle à long terme.
Tout le monde cherche un avenir meilleur mais au moment de faire des choix, peu de gens votent pour leur moi futur.
Et vous ?
Faites-vous le choix de votre moi futur, qui rêve d’être en meilleure forme, plus riche et plus heureux.
A l’inverse, plébiscitez-vous votre moi actuel qui a la flemme d’aller à la salle de sport, passe son temps libre à scroller sur les réseaux sociaux et à être désagréable avec son conjoint.
Plus une action vous procure un plaisir immédiat, plus vous devez vous en méfier et vous demandez si elle est vraiment alignée avec vos objectifs à long terme.
Les meilleures habitudes sont ennuyeuses aujourd’hui et magiques demain.
Les coûts de vos bonnes habitudes sont dans le présent et leurs conséquences dans le futur. Les conséquences de vos mauvaises habitudes sont visibles sur le long terme.
On panique pour ce qui a une conséquence immédiate — même si le risque est minime. A l’inverse, on ignore ce qui changera notre vie demain — juste parce que ça ne fait pas mal aujourd’hui.
On s’imagine que notre avion s’écrase pendant une période de turbulences… mais on continue à consommer des aliments malsains parce que les conséquences de l’accumulation de graisse ne se verront que bien plus tard.
Il est plus facile de poursuivre une action quand on observe déjà des motifs de satisfaction. Les feedbacks intermédiaires nous maintiennent motivés avant l’apparition des premiers résultats.
Le sentiment de savoir que nous progressons ne peut que nous motiver à continuer.
Suivez vos progrès de façon visuelle.
Utilisez des trombones, des épingles à cheveux, ou tout autre objet que vous affectionnez. Mettez un objet dans un récipient à chaque répétition.
Rayez une case.
Tracez un trait.
Cela semble trivial, mais votre cerveau adore ça. C’est la preuve que vous progressez. Cela renforce votre comportement, en y ajoutant une dose de satisfaction immédiate.
Ce qui est valorisé est répété, ce qui est sanctionné est évité.
Les personnes qui suivent régulièrement leur régime dans un journal alimentaire perdent deux fois plus de poids que celles qui ne le font pas.
Le meilleur suivi est celui enregistré immédiatement après l’exécution de l’habitude : dès que je finis de lire [mes 30 pages quotidiennes], je le [note immédiatement dans mon carnet de lecture].
Suivre ses habitudes permet de rester honnête avec soi-même. On peut mesurer nos progrès sans en déformer la réalité. A la fin de la journée, on sait si on a lu, et combien de pages on a lues.
Construire de bonnes habitudes peut changer votre vie. Mais cela prend du temps. La meilleure chose que vous puissiez faire est de garder le rythme, et ne pas vous laisser influencer par la tentation d’abandon du débutant.
Ne brisez pas la chaîne de votre routine quotidienne et vous obtiendrez ce que vous voulez.
Ne commettez jamais la même erreur deux fois de suite. Se tromper une fois n’est pas signe de défaite. C’est la répétition des erreurs qui conduit à l’échec.
Si vous manquez une journée, une règle simple : y remédier le jour d’après.
Manquer une occasion n’est pas si grave si on y remédie rapidement.
Ne tombez pas dans le piège du tout ou rien.
Faites quelque chose, même si c’est imparfait. Ce sera toujours mieux que de ne rien faire du tout.
Ce ne sont pas les jours où vous avez envie qui comptent le plus. Ce sont les jours où vous n’en avez pas — et où vous agissez quand même. Il est facile d’aller courir quand on est au top. Mais, enfiler ses baskets quand la motivation manque, c’est là qu’on devient vraiment la personne que l’on dit vouloir être.
Lire une seule page, même épuisé ou débordé, n’augmentera pas votre performance, mais renforcera votre identité de lecteur. Lire une seule page, c’est vous envoyer un message à vous-même : « Je suis un lecteur, quoi qu’il arrive. »
Le suivi d’une habitude n’est pas un but en soi. Lorsqu’un indicateur devient un objectif, il perd sa fonction mesure. La mesure n’a de valeur que lorsqu’elle ouvre vos horizons et guide vos choix. Elle perd son sens lorsqu’elle vous enferme.
Nous naissons tous avec des atouts uniques. Ne vous excusez pas pour vos différences. Apprenez à les utiliser à votre avantage.
Les bébés qui se tournent vers le bruit sont plus enclins à devenir extravertis. Ceux qui s’en détournent, à l’inverse, ont plus de chance de devenir introvertis.
Et vous ?
Introverti ou extraverti ?
Curieux ou prudent ?
Empathique ou indifférent ?
Anxieux ou calme ?
Ne suivez pas la foule.
Faites ce qui fonctionne le mieux pour vous.
Faites de votre vie un processus d’amélioration continue. Sur le plan professionnel, consacrez 80 à 90% de votre temps aux tâches officielles. Le reste du temps, explorez vos curiosités.
Visez le flow, cet état mental dans lequel vous faites corps avec la tâche en cours. Vous êtes tellement concentré que rien d’autre ne compte. Pour cela, travaillez sur des tâches d’une difficulté supportable : environ 4% au-dessus de vos capacités actuelles.
La chance est un levier sous-estimé du succès. Si Bill Gates avait vu le jour dans mon Sédhiou natal, il n’est pas certain qu’il aurait fondé Microsoft. Sans rien enlever de son génie, bien sûr ! A l’époque, la probabilité pour un adolescent de 13 ans d’avoir accès à un ordinateur était de 1 sur 1 million.
C’est ça la chance : elle vous permet de saisir les opportunités qui vous favorisent.
Toutefois, n’essayez pas de tout expliquer par la chance : « tant que vous n’aurez pas travaillé aussi dur que les gens que vous admirez, n’essayez pas d’expliquer leur succès par la chance. »
Avoir une compétence spécifique vous met à l’abri de la compétition.
Ce ne sont pas les épreuves qui déterminent votre avenir, mais la manière dont vous réagissez face à celles-ci : « l’eau bouillante ramollit une pomme de terre, mais durcit un œuf. »
Plutôt que de blâmer les circonstances, il faut s’en accommoder.
Les personnes qui réussissent ressentent à certains moments de leur parcours, le même manque de motivation que les autres. Qu’est-ce qui les différencie ? Les personnes qui réussissent trouvent toujours le moyen de poursuivre leurs efforts, même quand l’envie leur fait défaut.
Trouvez toujours le moyen d’entretenir la flamme, au risque de vous ennuyer.
L’ennui est peut-être la plus grande menace du succès.
Soyez un professionnel.
Les professionnels respectent l’échéance fixée ; les amateurs perdent le contrôle.
Les professionnels avancent avec clarté et détermination vers ce qui compte vraiment ; les amateurs se laissent constamment distraire par les aléas de la vie.
Les professionnels prennent les choses en main, même quand la situation paraît ennuyeuse, difficile ou fatigante ; les amateurs ne font des efforts que lorsque ça les arrange.
Et vous ?
Arrivez-vous à poursuivre vos objectifs, même lorsque vous êtes fatigué ?
Lorsque vous êtes malade ?
Lorsque vos enfants sont malades ?
Pouvez-vous le faire lorsque le temps est mauvais ?
Pouvez-vous le faire lorsque les gens se moquent de vous ?
Pouvez-vous le faire lorsque c’est difficile ?
Même lorsque vous n’en avez pas envie ?
Même lorsque vous pensez peut-être que vous n’y parviendrez pas ?
Si la réponse est OUI. Vous êtes un professionnel. Si c’est NON, travaillez dans cette direction.
L’excellence n’est pas un état, mais un cycle sans fin.
L’excellence (ou la maîtrise) consiste à rendre certaines compétences si naturelles qu’elles ne requièrent plus d’effort conscient — tout en restant toujours en quête de la prochaine marche à gravir.
C’est un processus d’empilement : chaque habitude maîtrisée devient un socle pour la suivante.
Mettez en place un un système de réflexion pour éviter de tomber dans le piège du laisser-aller.
Tenez un « journal de décisions » pour noter les principales décisions que vous prenez chaque semaine, les raisons de ces décisions et les résultats attendus.
Passez en revue vos choix à la fin de chaque mois ou de chaque trimestre ou de chaque année pour identifier vos bons et mauvais choix.
Faites un bilan annuel pour faire le point sur l’année écoulée.
Faites le bilan de vos habitudes de l’année. Ce que je regarde en particulier : nombre de livres lus, nombre d’articles publiés, nombre de séances d’entraînement effectuées, nombre de kilomètres parcourus, nombre de nouveaux endroits visités, les week-ends sans écran avec mes enfants…
Qu’est-ce qui a bien fonctionné cette année ?
Qu’est-ce qui a moins bien fonctionné ?
Qu’ai-je appris ?
Revoyez vos valeurs fondamentales et déterminez si vous les mettez en application.
Quelles sont les valeurs fondamentales qui structurent votre vie et votre travail ?
Comment intégrez-vous actuellement la valeur d’intégrité dans votre vie et votre travail ?
Comment pouvez-vous vous améliorer à l’avenir pour devenir la personne que vous aspirez être ?
C’est l’occasion de réaffirmer votre identité.
Mais Attention ! Cette identité ne doit pas être un frein pour passer au niveau supérieur de votre croissance.
Votre identité crée une sorte de « fierté » qui vous incite à nier vos points faibles, ce qui freine ainsi tout véritable progrès.
Plus une idée est enracinée dans notre identité, plus nous aurons tendance à la défendre avec force contre les critiques.
Le manager expérimenté qui fait les choses « à sa manière. »
Le chirurgien qui rejette les idées de ses plus jeunes collègues.
Plus on s’accroche à une identité, plus il devient complexe de s’en libérer.
Ne laissez pas un seul aspect de votre identité définir votre personnalité. Si vous le perdez, vous risquez de vous perdre vous-même.
Le bonheur est simplement l’absence de désir. Il arrive quand on ne veut pas ressentir les choses différemment – quand on ne veut pas changer d’état.
Le bonheur est éphémère car un nouveau désir survient toujours.
Le bonheur est l’espace entre la réalisation d’un désir et la formation d’un nouveau désir (Caed Budris).
La souffrance est l’espace entre l’aspiration à un changement d’état et la réalisation de ce changement. La souffrance est le moteur du progrès.
Le bonheur est une conséquence, et non un but.
Le désir est une aspiration.
Le plaisir est la conséquence d’une action.
La paix émerge lorsqu’on ne transforme pas nos observations en problèmes. On ne désire pas agir sur ce qu’on observe.
L’intelligence seule ne produira jamais de résultats, car elle n’est pas le moteur de l’action. C’est le désir qui déclenche l’action.
On ne peut être rationnel et logique qu’après avoir été émotif.
L’émotion est le mode de fonctionnement principal du cerveau. La raison vient ensuite.
C’est en partie pour cela que solliciter l’émotion est généralement plus puissant que faire appel à la raison — même si l’on sait la menace que constitue les émotions pour une prise de décision éclairée.
Résister à la tentation, c’est ignorer l’envie.
La maîtrise de soi commande de s’affranchir d’un désir plutôt que de le combler.
Vos attentes déterminent votre satisfaction. Si vous espérez 10 et recevez au final 10, vous êtes satisfait. Maintenant, si vous espérez 100 et en recevez 10, vous êtes déçu.
Si vous ne vous contentez pas de ce que vous avez, vous serez toujours insatisfait.
On est toujours à l’affût de nouvelles idées de business, du dernier programme « révolutionnaire » pour perdre du poids ou devenir riche rapidement.
Les nouvelles stratégies semblent plus attrayantes que les anciennes, car elles nous offrent un espoir infini. Un espoir fondé sur l’absence de recul. En fait, il n’y a pas encore de base pour définir nos attentes.
La première fois qu’une opportunité se présente, l’espoir d’obtenir un résultat est vivace. Vos attentes (envies) sont alors uniquement basées sur des promesses. La deuxième fois, vos attentes s’appuient sur le réel. Vous commencez à comprendre les mécanismes en jeu, et peu à peu, l’espoir laisse place à une anticipation plus fiable et une acceptation du résultat probable.
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Vos actions révèlent à quel point vous voulez quelque chose.
Soyez honnête avec vous-même.
Vous ne pouvez pas dire que quelque chose est une priorité pour vous et ne jamais agir en conséquence. Cela signifie que vous ne le voulez pas vraiment.
40% à 50% de nos actions quotidiennes sont faites par habitude. Alors, c’est dans votre intérêt de développer les habitudes qui servent vos objectifs à long terme.
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