
Si vous lisez beaucoup mais que vous avez l’impression de tout oublier, ce livre vous sera certainement très utile. Très facile à lire, il vous donne les clés pour mieux apprendre, prendre des notes efficaces et bâtir des connaissances qui vous seront utiles toute votre vie. Et si vous êtes créateur de contenu ou aspirer à l’être, vous trouverez dans ce livre une méthode pour ne plus jamais être à court d’idées. Fini le syndrome de la page blanche.
Notre attention est notre ressource la plus précieuse et sa gestion, l’une des compétences les plus utiles dans un monde envahi par des stimuli multiformes. Ne laissez rien ni personne en prendre le contrôle.
Les deux types d’attention :
Attention dirigée : nous sommes au contrôle et nous dirigeons notre attention vers nos objectifs. C’est le cas quand on choisit un livre particulier pour un objectif d’apprentissage.
Attention stimulée : nous réagissons aux stimuli externes. C’est le cas quand on se rend sur YouTube et qu’on se laisse porter par les meilleures miniatures.
Si vous voulez passer d’un consommateur passif de contenu à un créateur actif, vous devez créer votre propre système de gestion des connaissances : Personnel Knowledge Management (PKM).
Le PKM ? C’est un système pour organiser, stocker, retrouver et partager efficacement vos connaissances. Un outil pour faciliter votre vie professionnelle et personnelle.
Les 4 phases d’un bon système de gestion des connaissances :
LA SÉLECTION
Quels livres lisez-vous ? À quels blogs êtes-vous abonnés ? Quelles chaînes YouTube suivez-vous ? Quels créateurs vous inspirent ?
Trois biais à éviter dans le choix des contenus que vous consommez :
Les gens les moins qualifiés ont tendance à surestimer leur compétence : Effet Dunning-Kruger
Plus on est compétent, moins on est arrogant !
Comment sélectionner des livres à lire ? Utilisez ces quelques principes :
LA CAPTURE
Un principe clé : Prenez des notes brutes de tout ce que vous lisez.
Lorsque vous prenez des notes, vous pouvez vous souvenir de l’essentiel d’un livre. Sinon, vous en oublierez le contenu.
Prendre des notes, ça prend du temps mais ne pas en prendre c’est perdre son temps.
Une habitude clé : après un chapitre ou quelques pages, fermez le livre, réfléchissez à ce que vous avez lu et prenez quelques minutes pour noter les concepts clés que vous venez d’apprendre. Idem pour les articles, les vidéos, les podcasts, les cours.
Pourquoi prendre des notes ?
Soyez très sélectif : vous recherchez les 20% du contenu du livre qui renferment 80% de son savoir.
Un livre, c’est une dizaine de concepts clés enrobés dans du remplissage. Trouvez ces concepts, comprenez-les et résumez-les.
Ne collectez pas trop d’informations par peur d’en manquer.
Concentrez-vous sur le signal et ignorez le bruit. Ce dernier peut vous empêcher d’accéder à la connaissance.
Gardez en tête ceci : les mots sont faits pour interpréter les pensées ; lorsqu’une pensée a été assimilée, les mots ne sont plus nécessaires.
Savoir distinguer les informations dont la valeur diminue avec le temps des concepts intemporels est une compétence très précieuse. Elle permet de bâtir des connaissances qui ne se périment pas au rythme de l’actualité.
Comment retirer le maximum de la lecture d’un livre ?
Définissez un processus de capture qui s’adapte à chaque type de contenu que vous consommez.
Une règle : vous devez pouvoir prendre des notes de façon automatique, sans aucune friction.
Livre papier :
Livre numérique :
Articles : Utilisez des outils pour surligner des passages et garder une trace de ce que vous lisez sur le web. J’utilise Glasp.
Podcast :
Utilisez un agrégateur de flux RSS pour être au contrôle des contenus que vous consommez et ne pas laisser les plateformes vous en imposer.
Choisissez vos outils pour capturer de façon instantanée tout ce qui vous vient à l’esprit et que vous voulez retrouver au moment voulu. J’utilise Google keep pour les notes écrites et Voicenotes comme dictaphone (l’IA se charge de transcrire instantanément mes propos).
Choisissez avec soin votre application de prise de notes et de gestion des connaissances : j’utilise Obsidian comme second cerveau numérique.
LA DÉCONSTRUCTION
Rédigez des notes permanentes : chaque concept est dans une note à part entière.
Un concept = une note.
Principes qui sous-tendent une note permanente :
Les nouvelles idées se forment par association d’éléments connus. Exemple : Roller = roue + chaussure.
LA MÉTHODE ZETTELKASTEN
Zettelkasten : terme allemand signifiant « boîtes de notes » ou « boîte à idées. »
Méthode de prise de notes proactive créée par Niklas Luhmann, sociologue allemand du XIXe siècle. Cette méthode lui a permis d’écrire 58 livres et des centaines d’articles scientifiques.
Base de la méthode : faire de la prise de notes une seconde nature, décomposer les notes en concepts clés et créer des notes permanentes pour chaque concept.
Les 4 types de note du système Zettelkasten :

Notes instantanées :
Les réflexions et les idées qui vous traversent l’esprit à longueur de journée…elles peuvent se transformer en projet (ou servir un projet en cours), ou former une nouvelle idée dans votre système ou venir renforcer des connexions existantes. Ces notes sont éphémères, il faut alors les traiter rapidement pour les transformer en note permanente ou en en tâche à faire.
Notes littéraires :
Des notes brutes issues de sources bien identifiées : livre, vidéo, blog, article scientifique, rapport, cours, séminaires… Ces notes contiennent ce que vous avez retenu de ces contenus. Elles sont destinées à la déconstruction et vont servir à créer des notes permanentes.
Notes permanentes :
Le cœur du système. Des notes intemporelles qui contiennent des concepts, du savoir. Des briques qui vont vous permettre de construire votre base de connaissances dans le long terme. Elles sont écrites avec vos propres mots et sont connectées entre-elles par des liens pertinents. Elles portent votre marque et vous pouvez les mobiliser pour tous vos projets de création.
Notes de projet :
Des notes qui sont fléchés sur un projet ou un contenu spécifique. C’est une organisation qui permet de créer de la valeur à partir des notes existantes. On crée un projet et on commence à rassembler toutes les notes qui pourraient le servir. S’il y a des gaps, on les complétera par des lectures futures.
Une bonne note permanente doit être :
Comment créer des connexions pertinentes dans le système ? Commencez par ces trois questions :
Une bonne note doit contenir :
Entraînez-vous à pratiquer un tri utilitaire, c’est à dire à classer vos notes selon vos besoins futurs et non selon leur catégorie ou thème d’appartenance.
Toujours se demander : « Dans quel contexte je veux retrouver cette note ? » Il s’agit ici d’attribuer des mots-clés en fonction des sujets sur les sujets qui vous intéressent ou sur lesquels vous travaillez. Sans ce travail, vous risquez de vous retrouver avec un patchwork de notes.
En liant chaque note à un contexte futur (un projet, un contenu, …), vous favorisez la sérendipité, c’est à dire que la note se manifestera toute seule au moment où vous en aurez besoin.
Beaucoup prennent des notes comme ils le faisaient à l’école, se contentant de transcrire de façon linéaire ce qu’ils entendent ou observent. Voici trois problèmes associés à cette façon de faire :
Avec la méthode Zettelkasten, fini les angoisses de la page blanche.
Quand on a mis en place un système de gestion des connaissances qui contient nos réflexions quotidiennes, nos idées, les nombreux concepts et idées rencontrés dans nos lectures, nos cours, nos séminaires, dans nos interactions avec les autres…, on a plus besoin de partir de zéro et de craindre le syndrome de la page blanche. Créer un contenu – rédiger un article, scripter une vidéo, écrire un mémoire, une thèse – n’est plus un long chemin sinueux, tant les notes réunies au fil du temps sont denses. Finalement, notre travail consiste simplement à suivre les grappes qui émergent parmi nos notes et choisir les sujets sur lesquels il y a plus de matériel à disposition pour créer notre contenu.
Plus notre système grossit, plus il offre de possibilités à travers l’effet multiplicateur que créé les nombreuses connexions entre nos notes.
EMERGENCE ET CRÉATION
Créer du contenu est le meilleur moyen pour partager vos idées et fédérer une communauté autour de celles-ci. En partageant du contenu, vous clarifiez vos idées, et vous vous donnez la possibilité d’interagir avec des gens qui partagent votre passion et qui sont à l’autre bout de la planète.
Enjeu principal de la création de contenu : capter l’attention du public et la garder le plus longtemps.
Décomplexez-vous vis-à-vis de la création de contenu. L’idée que les grands auteurs attendent d’avoir des idées parfaitement abouties pour écrire leur manuscrit est un mythe.
Tout est remix ! « Quand on se libère du fardeau de l’originalité absolue, on peut cesser de créer quelque chose à partir de rien et accepter de subir des influences au lieu de s’y soustraire » (Austin Kleon)
Acceptez que les idées que vous avancez seront rarement innovantes. C’est votre manière de les présenter qui fera la différence.
Attention ! s’inspirer des idées des autres ne veut pas dire les plagier.
Soyez un guide et non un gourou. Le gourou prend son audience de haut, là où le guide fait preuve d’humilité et se contente d’aider sans prétention, de montrer son cheminement, les erreurs rencontrées et les solutions qui ont marché pour lui !
Soyez un bon perfectionniste. Le bon perfectionniste est dans l’action et cherche à s’améliorer par itérations successives. Le mauvais perfectionniste est bloqué par la peur de montrer un travail imparfait.
On ne naît pas naturellement bon à quelque chose, on le devient en pratiquant !
Les étapes de la création de contenu selon la méthode Zettelkasten ?
Lire crayon à la main
Rédiger des notes permanentes pour chaque concept clé que vous avez appris
Connectez densément ces notes entre-elles
Observez les sujets sur lesquels vous avez plus de matière
Choisir les concepts à réunir pour un contenu et ordonnez-les rapidement
Établir un plan de contenu
Passez à la rédaction
Relisez, corrigez et publiez.
Avec cette méthode, la tâche finale d’écriture n’est rien d’autre qu’un assemblage.
Ne pas confondre création de produit et création de contenu. Un produit qui ne vise pas une cible particulière pour résoudre un de ses problèmes ne fonctionnera pas. En revanche, on peut créer du contenu sans se restreindre à un thème en particulier. Oubliez donc la niche, quand vous débutez.
Un bon contenu doit avoir ces trois parties :
Processus d’écriture proprement dite :
Ignorez l’introduction dans un premier temps
Commencez immédiatement par expliquer un premier concept, et enchaîner sur un deuxième, etc.
Ne perdez pas le fil et insérez dans votre texte des indications comme EXEMPLE, ÉTUDE, SCHÉMA – que vous compléterez plus tard
Ne changez pas d’attention durant l’écriture : quand vous tapez sur le clavier, ne vous relisez pas immédiatement. Attendez la fin de la session d’écriture pour vous relire.
Fixez-vous des objectifs quotidiens de volume (nombre de mots) et de temps et tenez-vous-y.
Commencez chaque journée avec une nouvelle idée à développer. Ne revenez pas sur ce que vous avez écrit la veille.
Choisissez votre style, c’est à dire le ton, la personne et le niveau de langage que vous souhaitez utiliser avec votre audience. Le VOUS ? Le NOUS ? Tutoyer ? Langage soutenu ? Humour ? Phrases courtes ?
Pour faciliter l’engagement de votre lecteur, donnez-lui un contenu accessible et digeste. Le lecteur doit pouvoir comprendre et mémoriser les concepts sans davantage d’effort.
Soignez vos titres : si vous ne donnez pas au lecteur une raison valable (incitation) de lire votre contenu, il ne cliquera peut-être même pas sur celui-ci.
Pour faire adopter vos idées, soyez convaincant et persuasif.
Un argument convaincant est un argument fondé sur des arguments solides ou sur des faits.
Un argument persuasif joue sur les émotions.
Êtes-vous sûr d’avoir compris un concept ou une idée ? Essayez d’expliquer à une personne le concept que vous venez d’apprendre. Vous avez compris une chose si vous êtes capable de l’expliquer à un enfant de 12 ans (Richard Feynman). Vous pouvez également essayer de résumer le concept à l’écrit en quelques lignes ; vous saurez vite si vous l’avez bien compris: l’écrit ne laisse pas de place aux trous logiques.
Comment mémoriser les concepts quand vous lisez ?
Pour créer votre communauté, définissez un monde dans lequel votre public se sent bien. Donnez aux membres de votre communauté un but à poursuivre, une bataille à mener et des valeurs à défendre.
La base de la relation avec votre public : la confiance mutuelle, l’attention et le respect mutuel.
Business model du créateur de contenu : créer du contenu pour une audience ; gagner la confiance de cette audience grâce à la qualité de votre contenu, et enfin vendre cette confiance à des annonceurs ou proposer des produits ou services.
Une règle d’or : Ne jamais trahir la confiance qui vous lie avec votre audience.
Talents x Systèmes = Impacts.
Quel que soit votre talent, si vous n’êtes pas organisé, ce sera difficile d’accomplir de grande chose.
Un bon système de productivité personnelle est celui qui prend en charge les détails et nous dégager du temps pour nous permettre de nous focaliser sur les tâches importantes.
Matrice d’Einsenhower : une matrice qui classe nos tâches selon leur degré d’urgence et leur ordre d’importance.
Urgent et important : des tâches qui ne peuvent pas attendre.
Non urgent et important : nos objectifs à long terme, c’est à dire des actions souvent négligées au profit de tâches plus urgentes. Pour un créateur de contenu éducatif, ça va être: lire, prendre des notes, écrire. C’est le cœur du système.
But organisationnel : dégager du temps pour accomplir ses actions.
Urgent et non important : des actions que nous sommes tenues de faire même si nous ne le voulons pas : tenir des réunions laborieuses, déclarer ses revenus.
But organisationnel : évacuer ses tâches le plus vite ou les déléguer.
Non urgent et non important : ignorez-les tout ou limiter leur impact dans notre agenda.
N’attendez jamais d’avoir le temps.
Le temps est un élément fini et limité. Il n’est pas extensible.
On a tous 24h. Alors pourquoi certaines accomplissent en une journée ce que d’autres font en une semaine ? La différence se trouve dans la façon d’utiliser ce temps. La clé : Faire preuve d’intentionnalité dans l’utilisation de votre temps et dans la distribution de votre attention.
Nous sommes tous différents. Adaptez votre organisation à votre rythme biologique.
Vous êtres peut être du matin ? du soir ? Vous allez peut-être préférer les actions de création quand vous avez un pic d’énergie et les tâches administratives pour les moments de creux.
Alignez chaque tâche à votre émotion du moment :
Surchargé = Pratiquez du sport.
Besoin de réfléchir = Apprenez, lisez, gérer vos connaissances
Fatigue, ennui = Faites des actions d’exécution (administratives)
Créatif, pensif = Rédigez un contenu.
Comment définir vos priorités ?
Commencez par définir votre objectif à long terme.
Dégagez quatre thèmes majeurs pour atteindre cet objectif.
Précisez les objectifs spécifiques à chaque thème.
Définir une métrique pour mesurer vos progrès.
Comment prioriser vos journées ?
Le cerveau humain aura tendance à privilégier des actions faciles qui lui apportent une gratification immédiate. Pour échapper à ce piège, décidez à l’avance des objectifs principaux de la semaine et assignez des blocs de temps concrets dans votre calendrier.
Utilisez la méthode Pomodoro ? Une technique pour alterner des périodes de concentration et de récupération. Par exemple, 25 minutes de concentration, 5 minutes de pause (sans téléphone, s’il vous plaît). Par exemple, profitez de la pause pour vous dégourdir les jambes, boire de l’eau, faire des pompes…
Une astuce pour rendre votre bloc de temps le plus productif :
Ayez de la clarté : à quoi est dédié ce bloc de temps ? Choisissez une seule priorité pour la journée.
Mettez le téléphone en mode silencieux, de préférence dans une autre pièce, ou dans votre sac si vous êtes en présentiel.
Éliminer toutes les distractions sonores et visuelles dérangeantes.
Créez un environnement propice à la concentration : rendez difficile l’accès à tout ce qui peut vous distraire.
Pour conclure, faites de la lecture votre activité par défaut. Ayez toujours un livre à portée de main et remplacez votre temps d’écran par du temps de lecture.
Pour arrêter d’oublier ce que vous lisez, ne lisez jamais sans un crayon à la main.
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