Je n’ai pas toujours été un lecteur assidu.
Loin de là.
Au collège et au Lycée, je ne lisais que les livres au programme.
Uniquement quand les profs l’exigeaient.
En classe de 4ème, j’ai reçu un cadeau de plusieurs livres. Je serais bien incapable de dire ce qu’ils sont devenus. Je ne me souviens plus de leurs titres, encore moins de leur contenu, parce que je ne les ai jamais lus. Ils ont probablement terminé leur course à la poubelle.
J’étais encore loin de comprendre la richesse et la puissance que pouvaient contenir ces pages.
À la maison, les livres ne faisaient tout simplement pas partie du décor.
À l’école, j’étais plutôt un très bon élève. Mais, en dehors des classes, j’avais la même vie que tous les autres gamins du quartier : du foot comme seule obsession et la rue comme seul terrain de jeu. Les écrans n’avaient pas encore fait leur irruption dans nos vies.
À l’université, je lisais un peu plus, sans que la lecture ne soit encore une vraie passion.
Tout a changé en avril 2021.
Le 11 Avril 2021, en pleine pandémie de Covid-19, ma mère est décédée. Je pris un billet d’avion pour partir le lendemain, dans l’espoir d’assister à l’enterrement. À cette époque, voyager impliquait de justifier d’un test sanitaire valide. Malheureusement, celui que j’avais présenté à l’aéroport n’était pas conforme. Ils imposaient un test PCR.
J’ai craqué.
L’idée de manquer l’enterrement de ma mère m’était insupportable.
À la douleur du deuil s’ajoutait celle de ne pas pouvoir dire adieu à la personne la plus importante de ma vie.
J’étais hors de moi.
Je me mis à errer dans l’aéroport pour fuire ce sentiment d’impuissance. J’ai marché longtemps. Sans but.
Et puis, je me suis arrêté devant une librairie, à la vue d’un livre de Roland Barthes : « Journal de deuil. »
J’ai attrapé le livre et j’ai commencé à le feuilleter. Il semblait dire exactement ce que je n’arrivais pas à formuler.
Je l’ai pris avcec moi, sans hésiter.
Le jour même, j’ai fait mon test PCR et le lendemain, je me suis envolé pour Dakar.
Aussitôt installé dans l’avion, j’ai mis mon casque anti-bruit et j’ai ouvert le livre. Chaque phrase semblait écrite pour le moment précis que je vivais : l’impuissance, la sidération, l’impossibilité de faire son deuil quand on a pas pu dire au revoir.
Je n’avais aucune envie de parler. J’avais juste besoin de comprendre, d’avancer et d’apaiser la douleur qui me rongeait en silence.
J’étais concentré, absorbé et pris dans les mots que je parcourais.
Page après page, je me sentais plus léger.
Deux jours après le décès de ma mère, ce livre me consolait, bien plus que les dizaines de messages de condoléances que j’avais reçus.
Bien après, je me suis posé une question : « Comment un livre a-t-il pu m’aider autant ? »
La réponse m’a frappé.
Un livre, c’est des décennies d’expérience et de sagesse compressées en quelques centaines de pages par son auteur.
À portée de main.
Pour une somme minime et quelques heures d’effort (ou de plaisir).
Cette idée m’a bouleversé et a changé ma manière de voire les livres.
J’ai compris que la lecture est un pouvoir. Les propos de Harry Truman prenaient tout leur sens : « Tous les lecteurs ne sont pas des leaders, mais tous les leaders sont des lecteurs.»
J’ai alors découvert un secret : Quel que soit le sujet qui m’intéressait — psychologie, productivité, parentalité, entreprenariat — il suffisait d’ouvrir un bon livre pour entrer en contact avec les meilleurs esprits dans ce domaine, et apprendre d’eux. Directement.
« Un livre bien choisi est un mentor silencieux. » — Charles William Eliot
Livre après livre.
C’est exactement ce que je fais ici : partir d’une question concrète, ouvrir le bon livre, en extraire l’essentiel et l’appliquer immédiatement à ma vie.
On dit parfois que si l’on veut cacher quelque chose de précieux à un Africian, il suffit de le mettre dans un livre.
Ce blog est ma manière de prouver le contraire.
Les livres ont profondément transformé ma façon de penser, d’apprendre, de travailler, d’être parent ou simplement de vivre.
Je suis convaincu qu’ils peuvent avoir le même impact sur vous.
C’est la raison de ce blog : partager ce qui m’a aidé.
Transmettre ce que j’apprends au quotidien.
Rendre clairs, concrets et accessibles les idées qui ont changé ma vie, afin que vous puissiez les appliquer immédiatement dans la vôtre.
Bref, expérimenter au profit de mes lecteurs.
Après plusieurs mois de préparation où j’ai appris comment écrire en ligne et comment créer un espace utile, clair et honnête… et où j’ai aussi dû affronter mes hésitations et ce fameux syndrome de l’imposteur qui me retenait.
J’ai lancé officiellement mon site le 1 janvir 2025, et depuis, je partage :
Et l’histoire continue.
Je n’aurai jamais imaginé dire cela un jour, mais c’est vrai : les livres m’ont façonné.
Cette passion pour la lecture et les connaissances, je la partage dans mes réseaux sociaux.
Je ne sais pas où cette mission me mènera, mais j’espère qu’elle marque le début d’un long chemin.
En 2026, l’aventure continue.
Et j’aimerai vous emmener avec moi dans ce voyage.
Merci d’être là.
Yaya
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